Comment détecte-t-on une sciatique?
La sciatique, c’est l’inflammation du nerf sciatique qui peut créer une douleur tout le long de la jambe. La sciatique est facile à repérer. Généralement, c’est une douleur qui naît au niveau du bas du dos au niveau des lombaires qui descend dans la fesse et qui peut aller jusque dans le pied. C’est une douleur que l’on dit traçante. Le patient peut montrer précisément le trajet du nerf avec son doigt. Les sciatiques peuvent aussi être tronquées. C’est-à-dire que la douleur n’est pas continue le long de la jambe. Par exemple, la douleur apparaît dans le dos descend un peu dans la fesse puis réapparaît au niveau du pied. Le chiropracteur peut grâce à quelques tests physiques et neurologiques savoir si vous avez une sciatique ou une simple lombalgie (douleur du bas du dos).
Une douleur qui descend dans la jambe droite ou gauche ?
Une douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et qui descend dans une jambe peut donc faire penser au trajet décrit lors d’une sciatique. Elle peut concerner la jambe droite comme la jambe gauche et ne descend pas nécessairement jusqu’au pied. Comme expliqué précédemment, la douleur peut aussi être présente seulement sur certaines parties de son trajet.
La sciatique est-elle visible sur les imageries (radio, IRM, scanner, échographie)?
Un peu d’anatomie : le nerf sciatique est sensitif et moteur. C’est-à-dire qu’il peut entraîner, en cas de problème, des lésions motrices ou sensitives, par exemple : une perte de force dans le pied ou la jambe, une sensation de brûlure ou de fourmillement le long de son trajet. Les racines du nerf sciatique les plus touchées sont les racines L5 et S1. Elles sortent par les foramens intervertébraux (espaces entre les vertèbres). La racine de L5 sort entre la 4ème vertèbre lombaire (L4) et la 5ème vertèbre lombaire (L5). La racine de S1 sort entre la 5ème vertèbre lombaire (L5) et le haut du sacrum (S1).
Ces racines sont visibles sur les scanners et IRM. En revanche, on ne peut pas les voir sur une radio (où l’on observe majoritairement les structures osseuses) ni sur une échographie (car le nerf est situé trop profondément). On peut donc grâce à ces imageries (IRM et scanners) voir si ces racines sont libres dans leurs espaces ou si elles sont comprimées par une hernie, un kyste ou encore de l’arthrose.
Il faut savoir, d’après certaines études, qu’il existe beaucoup de personnes vivant avec des hernies discales ou encore une arthrose dorsale prononcée sans aucune douleur de sciatique. L’imagerie sert donc à confirmer un diagnostic mais n’explique pas forcément toutes les douleurs.
La sciatique, est-ce une urgence?
Les signes de gravité : la sciatique hyperalgique ou paralysante. La sciatique peut être tellement douloureuse qu’elle peut se transformer en urgence. En effet, si votre médecin généraliste vous a prescrit tout un panel de médicaments très forts mais que vous souffrez toujours autant c’est ce qu’on appelle une sciatique hyperalgique. Il faut alors appeler en urgence le médecin en question pour qu'il prescrive un traitement adapté aux douleurs. Il ne faut pas hésiter à aller aux urgences si la douleur est insupportable au point de ne plus pouvoir se lever.
La sciatique paralysante est un autre cas d’urgence. Comme son nom l'indique, c’est une sciatique qui entraîne un déficit moteur net et visible. Si vos orteils deviennent insensibles, si votre pied traîne et que vous n’arrivez plus à le lever ou encore que vous subissez des incontinences ou une constipation apparues en même temps que votre sciatique n’hésitez pas à aller aux urgences où des examens supplémentaires seront faits selon l’état de gravité et de l’avancée de votre sciatique.
Sciatique : que faire ?
La première chose est de rester attentif à l’évolution de la douleur et aux éventuels signes associés. Comme expliqué précédemment, certaines situations nécessitent de consulter rapidement un médecin ou de se rendre aux urgences. En dehors de ces situations, la prise en charge dépend notamment de l’intensité de la douleur, de son ancienneté et de la situation du patient.
Les conseils du chiropracteur
- Tout d’abord avant de venir voir un chiropracteur, il faut écarter les signes de gravité de la sciatique (sciatique hyperalgique ou paralysante comme vu précédemment).
- Ensuite, il faut essayer de prendre des anti-inflammatoires pour soulager la douleur. Si les anti-inflammatoires ne sont pas assez puissants retournez voir votre médecin, il est important de casser le cercle vicieux de l’inflammation avant de consulter un chiropracteur .
- Une fois l’inflammation réduite vous pouvez consulter votre chiropracteur sereinement sans oublier de lui présenter les imageries (IRM, scanner, radio) en rapport avec la sciatique.
En manipulant votre dos, le chiropracteur peut diminuer instantanément la douleur si l’inflammation n’est pas trop grande.
- Il est recommandé suite à une séance de chiropraxie de mettre de la glace sur le bas de votre dos pour réduire l’inflammation au maximum et de prendre les anti-inflammatoires prescrits (par votre médecin généraliste) si la douleur est trop grande.
Les séances de chiropraxie dans le cadre de situations aiguës peuvent être extrêmement rapprochées par exemple 2 séances en 3 jours ou à une semaine d’intervalle pour une efficacité maximum. Elles peuvent aussi être régulières si vous souffrez de sciatiques récurrentes depuis longtemps.
Sachez que plus un patient attend pour se faire traiter, plus le travail du chiropracteur demandera du temps. On ne soigne pas une sciatique vieille de 10 ans comme l’on traite une sciatique datant d’il y a 1 mois ou 2 jours.
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